• Document: INTRODUCTION LA MISSION
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INTRODUCTION LA MISSION Débarqués à Balade le 21 Décembre 1843 sous la direction de Guillaume Douarre, les missionnaires étaient les envoyés de Mgr Bataillon, chef d'un district ecclésiastique énorme, comprenant toutes les îles de la N. Calédonie jusqu'aux Iles Cook. En 1847, cette énormité fut réduite par la séparation de la N. Calédonie du reste de ce district, et son érection en Vicariat Apostolique. Cela veut dire que la responsabilité pour l'établissement, l'organisation administrative et le développement de la mission, pour la fourniture du personnel missionnaire et de matériel, était confiée par Rome à un ordre religieux: les Pères Maristes. C'était aussi à eux de fournir le Chef du Vicariat qui pour la gestation des affaires ecclésiastiques était responsable directement devant le Pape et le Supérieur Général des Pères Maristes. Chaque Vicaire Apostolique fut ordonné évêque, ayant comme tel le titre d'un antique siège épiscopal maintenant inoccupé mais jamais aboli. Voici la liste des Chefs de la mission: 1. Guillaume Douarre, 1810 - 1853, évêque d'Amata et Coadjuteur de Mgr Bataillon, 1842 - 1847, Vicaire Apostolique de la N. Calédonie 1847 - 1853 2. Pierre Rougeyron, 1817 - 1902, Provicaire de la N. Calédonie 1853 - 1873, fonctionnant comme Chef de la mission sans être évêque; 3. Ferdinand Vitte, 1824 - 1883, évêque d'Anastasiopolis et Vicaire Apostolique de la N. Calédonie 1873 - 1880; 4. Hilarion Fraysse, 1842 -1905, évèque d'Abila et Vicaire Apostolique de la N. Calédonie 1880 - 1905; 5. Claude-Marie Chanrion, 1865 - 1941, évêque de Cariopolis et Vicaire Apostolique de la N. Calédonie 1905 - 1937; 6. Édouard Bresson, 1884 - 1967, évèque de Cestrus et Vicaire Apostolique de la N. Calédonie 1937 - 1956; 7. Pierre Martin, 1910, évêque de Sélinonte et Vicaire Apostolique de la N. Calédonie 1956 - 1966. En 1966, une réorganisation administrative de tous les vicariats apostoliques dans le Pacifique du Sud les éleva au rang de diocèses et d'archidiocèses. Conséquemment, l'église catholique en N. Calédonie n'était plus une mission, mais une organisation indépendante dans l'église romaine et universelle, avec le titre d'Archidiocèse de Nouméa. Les titres d'évêque titulaire et de Vicaire Apostolique furent abrogés. La responsabilité pour les affaires ecclésiastiques fut enlevée à l'ordre religieux des Pères Maristes et confiée à l'Archevêque de Nouméa, Le personnel missionnaire du Vicariat se composait donc premièrement des Pères et Frères Coadjuteurs de la Société de Marie (Pères Maristes), suivis en 1855 par les Soeurs du Tiers ordre Régulier de Marie, appelées depuis 1932 Soeurs Missionnaires de la Société de Marie; en 1870 par les Soeurs de St.Joseph de Cluny; en 1873 par les Frères Maristes des Écoles; en 1876 par les Pères Trappistes. II Du côté des autochtones, le personnel missionnaire fut lentement renforcé par les Soeurs Filles de Marie, fondées en 1875, et par les Frères Auxiliaires de St. Joseph, commencés en 1930. Les premiers prêtres autochtones furent ordonnés en 1946. Mais à peu près dès le début, les missionnaires ont cherché l'aide de catéchistes locaux. La formation, la position dans le cadre chrétien, la rémunération de ces catéchistes a pourtant connu une histoire mouvementée avec comme centre géographique la Station de St Louis près de Nouméa. L'activité missionnaire était centré sur la grande terre' (c.à.d. sur l'île de la N. Calédonie) et sur les archipels voisins de Bélep, des Iles Loyauté et de l'Ile des Pins. L'archipel des Nouvelles Hébrides ne figure que très superficiellement dans l'attention, la raison étant que le Vicariat de la N. Calédonie n'a jamais été délimité clairement et officiellement. Dans l'Acte de l'Érection du 13.7.1847, le Vatican n'utilise qu'une description:"- la grande île de la N. Calédonie et sa région". Dans l'opinion des Chefs de la Mission cette 'région' enferma sans doute les petites îles envoisinnantes, mais aussi, de temps à autre, l'archipel des N. Hébrides. Ils se sentaient bien responsables de cet archipel, quoique incapables d'y envoyer des missionnaires. Une préparation assez rudimentaire pour une telle mission fut entamée par Mgr Vitte qui dit dans un rapport au Vatican de Décembre 1875: "Je me suis procuré à grand frais neufs naturels de ces îles (i.e. des N. Hébrides), et je les ai placés dans notre école de St. Louis.. Mon but est d'en faire un jour les introducteurs des missionnaires dans leur pays". Un but jamais atteint. Ce n'est qu'en 1887 que sous la pression du gouvernement français et avec son aide, la Mission aux N. Hébrides fut inaugurée par Mgr Fraysse. Elle resta sous sa juridiction jusqu'à la séparation officielle de 1901. Depuis, l'étendu du Vicariat de la N. Calédonie (et du diocèse d'aujourd'hui) est resté inaltéré: la grande île et les groupes d'îles au Nord, au Sud et à l'Est.

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