• Document: Famille DURANDARD. Trois grandes branches séparées. La branche de Pussy (la branche terrienne) La branche de Moûtiers (la branche notable)
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Famille DURANDARD Pascal Durandard Trois grandes branches séparées Les Durandard sont une vieille famille savoyarde de Tarentaise, qui subsiste encore actuellement dans les deux départements formés sur l’ancien duché de Savoie. Au XVIIe siècle, elle était divisée en trois grandes branches bien distinctes, établies à Pussy, à Saint- Paul-sur-Isère et à Moûtiers. Il n’a pas encore été possible de rattacher ces trois branches, mais leur origine commune ne semble pas faire de doute. Curieusement, lors du recensement de 1561, on ne relève de foyers Durandard qu’à Pussy et à Saint-Paul, deux paroisses voisines, alors qu’à cette époque, non seulement la branche de Moûtiers est attestée, mais elle figure même un siècle plus tôt. Eteinte dans les mâles en 1759, la branche de Saint-Paul a connu une existence plutôt discrète, mais semble appartenir à la petite notabilité locale, ce que soulignent les prédicats de « Maître » et d’ « Honnête » portés par ses membres. Les deux autres grandes branches opposent presque idéalement les deux classes du Tiers-Etat de l’Ancien Régime : celle de Moûtiers représente la bourgeoisie citadine, celle de Pussy la paysannerie, encore que deux de ses rameaux se soient hissés au niveau de la notabilité. La branche de Pussy (la branche terrienne) En 1561, les Durandard de Pussy sont, et de très loin, les plus riches propriétaires, non seulement de cette paroisse, mais encore de toute la province. La branche qui y demeurera jusqu’à son extinction dans la seconde moitié du XXe siècle restera fidèle à sa vocation paysanne. Il faut bien dire que, au fil du temps, cette branche perdra de son lustre, se confondant avec les autres familles de laboureurs. Deux rameaux s’en détachent à la fin du XVIe siècle et au début du siècle suivant, et figurent parmi la petite bourgeoisie moûtiéraine. La branche de Moûtiers (la branche notable) Cette branche est sans contredit la plus brillante et la plus ancienne de la famille Durandard. Au XVe siècle, elle appartient déjà au cercle de la grande notabilité tarine, puisqu’un de ses membres est à la fois viguier de l’archevêque et procureur fiscal du duc de Savoie pour la Maurienne et la Tarentaise. Aux siècles suivants, elle conserve un statut social important, et semble jouir aussi bien de la confiance du souverain savoyard que du métropolitain des Alpes Grées. Non seulement Emmanuel-Philibert « Tête de fer », quand il eut recouvré ses Etats au traité de Cateau-Cambraisis en 1559, confie à Jean Durandard la charge de châtelain d’Aime, avec la garde de la tour ducale ; mais, durant trois générations, les descendants de ce Jean seront investis de la charge de procureur fiscal pour la Tarentaise (et la Maurienne), charge qu’ils tiendront jusqu’en 1663. Cette marque de confiance suppose la mémoire de services passés et un engagement plus ancien dans l’administration savoyarde. 1 Ces Durandard, de toute évidence, ne sont donc pas au XVIe siècle des Homines novi. Ils conserveront durant tout l’Ancien Régime un rang distingué parmi les grands bourgeois de la cité moûtiéraine. Appartenant au monde des avocats, des notaires, des officiers ducaux ou archiépiscopaux, vivant dans l’orbite d’une métropole ecclésiastique offrant des perspectives d’ascension sociale, ils seront également présents à chaque génération dans la gestion de la ville de Moûtiers, assumant régulièrement la charge de « noble syndic ». Ils donneront plusieurs chanoines au chapitre cathédral, dont l’un sera en outre doyen de La Chambre en Maurienne. Divisés en deux grandes branches au début du XVIIIe siècle, ils contracteront des alliances dans l’élite moûtiéraine, avec les Ferley, les Trolliet, les Varambon et les Viguet. Le personnage le plus marquant de la branche aînée de Moûtiers est sans contredit Jean Marie Durandard, ambitieux homme de loi à la fin de l’Ancien Régime. Non seulement il ne s’opposera pas aux institutions nouvelles mises en place par les autorités françaises à la suite de l’invasion de 1792, mais il se révèlera dévoué à la France. Il aura l’honneur d’être député du département du Mont-Blanc au corps législatif de l’Empire en 1810. Le retour des Savoie ne nuira pas à sa carrière, et le régime sarde le nommera en 1814 juge-mage de Tarentaise et de Bonneville en Faucigny. Allié brillamment à une cousine germaine du fameux général Curial, puis avec une noble demoiselle d’Aussens (d’Annecy), il mariera non moins brillamment sa fille avec le 2ème comte de Saint-Alban, haut magistrat de Chambéry. A l’opposé de cette ascension, la descendance de son frère, établie à Bozel, connaîtra une situation sociale plus modeste, et appartiendra au petit peuple des cultivateurs et des artisans. La fin de l

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