• Document: VINCENT REYNOUARD EN PASSANT PAR FLEURY-MÉROGIS Témoignage Collection Militant SANS CONCESSION DANS LA MÊME COLLECTION Vincent Reynouard Zemmour : espoir ou impasse? Droits de l Homme et n...
  • Size: 92.63 KB
  • Uploaded: 2021-08-02 00:33:23
  • Status: Successfully converted


Some snippets from your converted document:

VINCENT REYNOUARD EN PASSANT PAR FLEURY-MÉROGIS Témoignage Collection Militant SANS CONCESSION DANS LA MÊME COLLECTION Vincent Reynouard Zemmour : espoir ou impasse ? Droits de l’Homme et national-socialisme Comprende l’analogie-déduction en politique Jean-Jacques Stormay La démocratie est radicalement incompatible avec la pensée de droite Éditions Sans Concession PO Box 384 - London - DA7 9LR - Royaume-Uni https://boutique-sc.com Dépôt légal — septembre 2020 ISBN : 978-1-912974-39-9 © Sans Concession, 2006 Vendredi 10  novembre, 18  h  50. En compagnie de mon fils Matthieu, j’arrive chez Roger Degré- mont à Rosny-sous-Bois. Je gare le véhicule en face de sa maison. À ce moment, une voiture rouge se gare devant nous, immatriculée à Paris. Trois ou quatre personnes sont à l’intérieur. « Tiens, dis-je à mon fils, des gens qui viennent à la conférence. » Je sors et sonne à la grille de M. Degrémont. L’arrestation Les personnes qui étaient dans le véhicule viennent vers moi en me regardant fixement et m’entourent. L’une d’entre elle, l’homme le plus âgé, me demande si je suis Vincent Reynouard. Je ré- ponds oui en lui tendant la main. Il hésite à tendre la sienne. À ce moment, je comprends que quelque chose ne va pas, mais il est trop tard : une menotte se referme sur mon poignet gauche. « Vous êtes en 5 EN PASSANT PAR FLEURY-MÉROGIS état d’arrestation », me dit celui qui vient de me de- mander mon identité et qui me montre maintenant sa carte de policier. « Nous avons un mandat d’arrêt contre vous, je vais vous le montrer. — Ah ! bon, très bien », fais-je simplement. Son collègue qui vient de me passer la menotte au poi- gnet gauche prend mon bras droit, me le met dans le dos et referme le second bracelet. Me voilà les mains attachées, comme dans les films. Je note également la présence d’une jeune basanée, type nord-africain, la main sur la crosse de son arme, prête à dégainer. D’autres hommes (trois ou quatre ?) se tenaient en outre un peu plus loin, dans une voiture, prêts à agir, mais tout se passe très calmement. Je ne me souviens plus avoir vu le mandat d’arrêt à ce moment-là. Mon fils est remis à J.-J. Stormay Mon fils se tient derrière notre véhicule et ob- serve la scène sans bouger. « On m’arrête », lui dis- je en souriant. « C’est qui, cette personne ? me de- mande le chef. — Mon fils. — Quel âge a-t-il ? — Treize ans. » 6 EN PASSANT PAR FLEURY-MÉROGIS L’homme paraît gêné. Il me demande si je connais des gens à l’intérieur (c’est-à-dire chez M. Degrémont). Je lui réponds oui, en insistant sur le fait qu’il s’agit d’amis. « On peut donc confier votre fils à quelqu’un ? — Oui, fais-je, à M. Stormay par exemple. — Bien. » Je confie à Matthieu les clés du véhicule ainsi qu’une pochette contenant ce que j’avais emmené d’argent. Pendant qu’il est conduit chez M. Degré- mont, je prends mes papiers d’identité restés dans le véhicule (on m’a désentravé le poignet droit). Puis, je suis conduit dans la voiture des policiers. Sur le che- min, je vois Mme  Degrémont qui ouvre le portail de la maison. « Bonjour madame, lui cri-je. Désolé, mais c’est déjà fini pour moi ». L’homme qui m’em- mène me demande poliment de me taire. Au loin, je vois Alain de M.  qui arrive. Nous devions dormir chez lui ce soir. Sans ouvrir la bouche, je monte dans la voiture banalisée, à l’arrière, les mains attachées devant cette fois. Le poignet droit est trop serré ; cela fait un peu mal, mais je ne dis rien. 7 EN PASSANT PAR FLEURY-MÉROGIS L’ignorance satisfaite d’elle-même On attend. Visiblement, la remise de mon fils semble poser des problèmes. L’inspecteur qui s’est placé à côté de moi sort son portable et envoie un SMS : « Facho arrêté. Bon WE. » Je le lis à voix haute en souriant. « Facho, c’est bien ce que vous êtes, non ? — Je ne suis pas fasciste, fais-je, je suis natio- nal-socialiste. — National-socialiste ? C’est quoi ça ? C’est l’Al- lemagne des années 30 ? » Abasourdi devant une telle inculture, j’acquies- ce. « Pour moi, tout ça c’est pareil » se contente-t-il de répondre. L’ignorance satisfaite d’elle-même, la pire. N’insistons pas. « Vous en discuterez avec mon collègue, ajoute-t-il, lui, il s’y connaît. » Mais je n’ai nullement envie d’en discuter avec eux ; pour l’ins- tant, les soucis sont ailleurs… « Hyper signalé » On attend toujours. Je bouge mon poignet droit qui me fait mal. Dans une maison voisine, un enfant est sorti pour voir ce qu’il se passe. Il se tient à la grille, comme un prisonnier. Je pense : «

Recently converted files (publicly available):